Vendargues – St Theodorit

Adresse: 10 Place de la Mairie, 34740 Vendargues

Eglise Saint Théodorit
Église St Théodorit à Vendargues

Si le nom de Vendargues apparait bien dans un document rédigé en Latin daté de  l’an 961 dans le cartulaire de Gélone, Ce n’est seulement qu’en 1140 qu’est mentionnée dans le cartulaire de Maguelone son église sous le vocable de Saint Théodorit, bien qu’elle fût certainement édifiée avant. La première église de style Roman  du XII éme siècle, construite à Vendargues était une chapelle sous le vocable de St Théodorit, entourée d’un cimetière, avec un clocher mur percé de trois ouvertures pour des cloches qui ne furent jamais posée. Les paroissiens préférèrent construire un clocher en beffroi  surmonté d’un campanile à une cloche, sur le côté de la construction.  Placé au-dessus de l’unique porte d’entrée il constituait sa protection et la sauvegarde de la population en cas d’attaque car le village n’avait pas de mur de défense. Elle fut rénovée en 1686 car tombée en ruines après les guerres de religion. Trouvée trop petite pour une population qui allait en grandissant, elle fut détruite en 1844 et son emplacement, plus celui du cimetière déplacé, fut utilisé pour la construction d’une nouvelle église. Cette ancienne église était depuis 1247  la propriété du chapitre de la cathédrale de Maguelone (décimateurs),  puis de la cathédrale de  Montpellier sous l’ancien régime.

De style néo-gothique la nouvelle église fut bénite solennellement le 11 juin 1846 sous l’invocation de St Théodorit, martyr, ancien patron de la paroisse, avec l’autorisation préalable de Monseigneur l’Évêque, par Mr l’abbé Héry, curé, assisté de MM. Conte, curé doyen de Mauguio, Dezeuze ancien curé de Mudaison, des prêtres du canton et des environs en présence de MM Claret, adjoint, Barthélémy Irles, Gleize, Valentin, Curet (Marguillier), Joseph, Comte de Cadolle, et la population. Mais la reconstruction de l’église n’est pas achevée. Le Conseil de Fabrique du 13 novembre 1860 pose la question de la construction d’un clocher et de l’achat d’une nouvelle cloche. Le clocher flèche ne sera achevé qu’en 1887, l’église agrandie, et la façade avec son fronton et le tympan,  terminés qu’en 1904. La grande cloche pesant 23 quintaux (1 150 Kg) a été commandée à Pierre PIERRON Fondeur à Avignon, en 1859. Elle fut livrée l’année suivante et bénite solennellement le 18 septembre 1860 par Mgr Charles thomas Thibault Evêque de Montpellier. Elle restera longtemps à terre, puis quelques temps posée sur le mur, car le clocher définitif ne fut terminé qu’en 1887 après l’agrandissement de l’église. Elle porte l’inscription suivante : « NOMINOR EGO TEHODORITUS ECCLESIAE HUJUS LOCI MULGO VENDARGUES PATRONUS. MUNITI GENTIA PAROCHIANORUM ERECTA.

Reliquaires:

L’église contient plusieurs reliques dont celles placées dans  l’autel à sa bénédiction. La principale est celle de Sainte Restitute, jeune noble Romaine qui aurait été suppliciée en 260 pendant les persécutions de Valérien et aurait été livrée aux fauves dans le Colisée, ses restes furent découverts dans les catacombes de Saint-Cyriaque à Rome. C’est à Hilarion Héry, ancien curé de Vendargues, que nous devons la vénération de cette Sainte. La mise en chasse reliquaire eut lieu le 18 mai 1869 au matin. Le village en fête fit un accueil triomphal à la Sainte. Autres fois, tous les ans, la chasse était portée par huit jeunes gens dans les rues du village le quatrième dimanche après Pâques.

Ornements de l’église :

Une série de vitraux datés de 1882. Dont les trois grands vitraux du cœur : La paroisse regroupait trois communautés, le village avec St Théodorit pour patron,  le hameau de Meyrargues avec St Sébastien (le martyr)  pour patron et le hameau de Salaison avec St Simon (le lépreux) pour patron. Ce qui explique les trois vitraux du cœur représentant les trois saints. La chapelle de Meyrargues est désaffectée, celle de Salaison détruite. Après la révolution les trois communautés furent regroupées en un seul village.

En 1883, le 13 janvier, Mlle Jeanne Françoise DIDES décédait à l’âge de 22 ans et son frère Guillaume, en son souvenir, décida d’offrir une statue pour l’autel de la vierge. Il fit venir d’Italie un bloc de marbre de Carrare et aussi de Paris le talentueux sculpteur Frédéric Louis BOGINO (1831-1899) qui sculpta dans la cour même de la famille Dides, en lui donnant le visage de sa défunte sœur, une statue de la vierge à l’enfant qui fut placée sur l’autel de la petite chapelle dédié à la vierge.

Une série de six tableaux estimés du XVI ème siècle, de provenance inconnue ont été classés aux monuments historiques en 1966. Ils représentent en style clair-obscur : La nativité, l’adoration des bergers, la circoncision, Jésus parmi les docteurs, Christ en croix adoré par deux capucins, la mission de Saint Pierre.

Sacristine:

Mme POUGET H.

04 67 70 07 47