L’Aumônerie des Jeunes

La question de la profession de foi

La profession de foi n’a aucun sens religieux si on la sépare du sacrement de confirmation. Elle est certes une étape importante de la vie des jeunes de 12-13 ans :Pour le jeune lui-même dans son évolution psychologique : passage de l’enfance à l’adolescence qui permet d’exprimer personnellement un choix face à Jésus-Christ et son message.Pour la famille qui accompagne le jeune dans son évolution spirituelle et prépare la fête et le repas. Pour l’Eglise locale qui se mobilise pour préparer cette fête et en faire un temps fort : retraite ; célébration festive… Cette fête est à prendre au sérieux même si elle doit être un marche-pied vers un plus loin.

Un peu d’histoire…

Introduite au XVII° siècle, la communion solennelle se déroulait à la fin de la « Mission » dans la paroisse. Les jeunes de 11-13 ans communiaient pour la première fois  au cours de la célébration solennelle de clôture. En 1910, Pie X propose la communion des petits-enfants pourvus qu’ils soient bien préparés. On instaure donc la communion « privée » tout en gardant la communion solennelle qui sanctionne une assiduité au catéchisme et marque un passage vers l’âge adulte. Mais le malaise entre signification religieuse et réalité sociale ne fait que s’accroître. Dans les années 1950-1960, on met l’accent sur la profession de foi. La catéchèse est jalonnée d’étapes qui marquent une progression dans l’appropriation de l’éducation religieuse reçue des parents. Aujourd’hui, on envisage dans bien des paroisses de supprimer la profession de foi ou de proposer le sacrement de confirmation avant la profession de foi afin de redonner à celui-ci sa place prioritaire.

Des convictions…

La profession de foi est une fête qui a un sens, même si ce n’est pas toujours celui  que l’on voudrait. Elle est vécue en groupe et solennellement pour manifester que la foi est d’abord une fête vécue en Eglise. La profession de foi est en même temps transmission (étape entre baptême et confirmation) et ouverture vers l’avenir : une profession de foi qui n’aurait aucune suite, qui ne serait pas un cheminement vers la confirmation ou du moins vers une vie chrétienne plus assumée serait NULLE !

Les jeunes s’engagent personnellement, mais l’Eglise et les parents s’engagent à soutenir et à accompagner la liberté naissante du jeune. On ne naît pas chrétien tout seul, et on n’est pas chrétien tout seul !La foi est don de Dieu avant tout. Dire « je crois » n’est possible que si on découvre cette foi comme un don : le sacrement de confirmation, comme tous les sacrements rappellent que c’est Dieu qui fait toujours le premier pas vers nous !

Des réflexions à mener

  • Opportunité de la date de la profession de foi : fin juin ne rime-t-il pas avec FFF (Fête de Fin de la Foi ?) Relecture ?
  • Opportunité de la date de la retraite ? Temps scolaire ou temps de vacances ?
  • Disponibilité des catéchistes et implication des parents ?
  • Implication de la communauté chrétienne (famille et paroisse)

Quelques questions pour aller plus loin

  • Sommes-nous, comme parents, suffisamment attachés à la foi pour la désirer pour nos enfants ?
  • Quels choix cela implique-t-il pour nous-mêmes ? Pour nos jeunes ?
  • Quels efforts suis-je prêt à consentir pour accompagner mon enfant dans la foi ?

Coordinatrice:

Mme GOMAS Véronique

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