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Sixième Dimanche du temps Pascal

Chers amis, chers frères et sœurs,Statut du Christ au Sacré Coeur

Les versets du psaume que la liturgie de ce sixième dimanche du temps Pascal nous propose, mettent en évidence l’exultation, la joie que le peuple éprouve spectateur qu’il est d’une œuvre extraordinaire qui le dépasse, d’une action du Seigneur qui accomplit de véritables merveilles :

« Il changea la mer en terre ferme : ils passèrent le fleuve à pied sec. De là, cette joie qu’il nous donne » (Ps 65,6).

C’est cette action de Dieu qui pousse son peuple à la bénédiction. Cette joie pourrait être la nôtre en ce sixième dimanche du temps Pascal.

Si je regarde mon expérience, les innombrables interventions de Dieu dans ma vie, mais aussi dans la vie de plusieurs d’entre vous et de bien d’autres personnes de ma connaissance, comment ne pas exulter, comment ne pas avoir de la reconnaissance, de la gratitude pour tant de miséricorde, pour tant de patience, pour tant d’amour de la part du Seigneur. Ce ne sont pas des paroles ou des idées, les œuvres de Dieu ! Jésus est vraiment ressuscité, Dieu a vraiment agi dans la vie d’un peuple ainsi que dans la vie de chacun d’entre nous. Et il continue d’agir ! J’espère que vous aussi puissiez être des témoins de ces merveilles.

Nous sommes en train de vivre le temps Pascal, un temps dans lequel l’Église, c’est-à-dire le peuple de Dieu, se réjouit de ce que le Christ après avoir enduré l’humiliation, la dérision, la moquerie, l’insulte, la passion et la mort, est ressuscité. Mais comme la mort n’est pas la fin ultime de la vie, la résurrection n’est pas non plus une fin. Elle n’est pas non plus seulement la manifestation de la divinité, de la puissance du Christ-Dieu. La résurrection de Jésus est un évènement qui touche le plus profond de notre être, qui nous ouvre les portes d’une vie nouvelle. C’est le commencement d’une expérience merveilleuse qui nous donne accès à la compréhension de la réalité, de notre propre réalité, de notre existence.

La résurrection, comme vous me l’avez entendu dire d’innombrables fois, est inséparable de la passion et de la mort. Sans le vendredi saint, Pâques n’est pas possible. Dans ses apparitions aux disciples, Jésus ressuscité se montre toujours avec les signes de la passion.

Sans avoir vécu la croix, nous ne pouvons expérimenter la victoire du Christ sur la mort. Le geste que nous faisons le Vendredi Saint, n’aurait pas de sens s’il n’était pas illuminé par la résurrection. Lorsque nous embrassons la croix, nous embrassons notre propre croix, et cela nous serait impossible si celle-ci – notre échec au travail, notre souffrance en famille, notre solitude, notre perte de mémoire, notre santé précaire, la souffrance d’une personne chère – n’était pas illuminée par la Bonne Nouvelle de la résurrection du Christ. Dans la première lecture de la liturgie de ce dimanche, nous pouvons très bien y reconnaître notre vie, nous pouvons y retrouver les guérisons de nos paralysies, de nos complexes, de nos maladies physiques et psychologiques :

« Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie ». (Ac 8,7-8)

Cette « grande joie », mes frères, nous pouvons l’expérimenter, la recevoir lorsque nous nous laissons aimer tels que nous sommes, des pécheurs, lorsque nous permettons à « l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas » (Jn 14,17) d’illuminer l’œuvre de Dieu dans l’humilité de notre existence.

Je vous laisse avec les premiers mots en ce sixième dimanche du temps Pascal, de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium du pape François qui résument très bien, me semble-t-il, ce que j’ai voulu vous annoncer par ces quelques lignes :

« La joie de l’évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (EG, 1)

  Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !

 

P. Giovanni

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