Représentation de Jésus en Berger

La Foi en notre Bon Berger

Comme tous les week-end depuis cette période particulière, le Père Giovanni nous offre ,à travers sa Lettre aux Paroissiens, son témoignage, et nous fait réfléchir sur la perception de notre Foi. Aujourd’hui encore il s’adresse à nous tous

Chers amis et paroissiens,Image de St Jean le Bon Berger

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une petite histoire très sympathique qu’un ami m’a envoyée. Elle met en scène deux jumeaux qui discutent dans le ventre de leur mère :

« Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ? » – « Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après. » – « Pfft … tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du ventre ? » – « Eh bien, il y a beaucoup d’histoires à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche. » – « Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie… donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter. » – « Eh bien, permets-moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous. » – « « Maman » ? Tu veux dire que tu crois en « maman » ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ? » – « Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là. » – « C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas. » – « Je ne suis pas d’accord, ça c’est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement… »

Ce joli récit peut nous aider dans le constat que ce que nous percevons n’est pas la seule réalité.

Ce qui nous entoure physiquement, ce que nos sens saisissent, n’est pas la totalité de ce qui existe.

La découverte de la relativité du temps et de l’espace par rapport à la vitesse, à la gravitation … ont poussé la philosophie et les sciences à reconsidérer la métaphysique et ce qui va au-delà du perceptible. La relation entre l’infiniment petit et l’infiniment grand, la constitution de la matière en particules invisibles aux yeux et aux instruments, l’atome, les particules subatomiques … stimulent les sciences, et en même temps leur imposent de l’humilité face à une réalité qui les dépasse. Mais cela n’est que le point de départ de l’émerveillement qui nous aide à ouvrir les portes à la Foi. Foi qui n’est pas qu’une croyance, mais qui est fondamentalement une rencontre, la rencontre avec un Dieu qui est à l’origine de tout, le créateur de ce qui existe, et qui en même temps s’est fait petit pour venir à la recherche de sa créature, pour venir à notre rencontre.

L’Évangile du bon berger qui nous est proposé ce dimanche, nous montre ce Dieu, un Dieu aimant qui a le souci de l’Homme et qui va à la recherche de celui qui se perd, de celui qui s’est laissé séduire par l’illusion totalitaire du sensible.

Le Pape Benoît XVI dans son Audience Générale du 24 octobre 2012 affirme que:

« la raison n’est pas la négation de la Foi. … A notre époque est nécessaire une éducation renouvelée à la Foi, qui comprenne certes une connaissance des vérités et des événements du salut, mais qui naisse surtout d’une véritable rencontre avec Dieu en Jésus Christ, du fait de l’aimer, de lui faire confiance, afin que toute notre vie s’en trouve impliquée. » Le catéchisme de l’Eglise Catholique dit encore que « Croire n’est possible que par la grâce et les secours intérieurs du Saint-Esprit. Il n’en est pas moins vrai que croire est un acte authentiquement humain. Il n’est contraire ni à la liberté ni à l’intelligence de l’homme » (CEC n.154). Croire signifie se remettre en toute liberté et avec joie au dessein providentiel de Dieu dans l’histoire, comme le fit le patriarche Abraham, comme le fit Marie de Nazareth. La foi est alors un assentiment avec lequel notre esprit et notre cœur prononcent leur « oui» à Dieu, en confessant que Jésus est le Seigneur. Et ce « oui » transforme la vie. » (Benoît XVI AG 24-10-2012)

Bon dimanche à tous !

P. Giovanni

 

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